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Tout le bazar d'une Mentarie désorganisée. ~
 
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 Souvenirs classés 8D

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Mentarie
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MessageSujet: Souvenirs classés 8D   Dim 12 Mai - 20:08

Citation :
Souvenir, souvenir, souvenir...

Un reflet. Dans le miroir. Un petit garçon d'une dizaine d'année à peine, pas encore adolescent comme le témoigne sa peau nette et imberbe ainsi que ses joues rondes. Mais plus vraiment un enfant comme le souligne son expression dure. Ses cheveux châtains clairs sont longs et forment des épis désordonnés autour de son visage. Un visage pâle rehaussé par de grands yeux bleus couleur de myosotis. Des yeux pour l'heure inondé de larmes. Elles roulent en perles salées le long de ses joues et creusent des sillons d'argent sur son visage d'enfant. Il pleure.

Il se regarde dans le miroir qui semble occuper tout un pan du mur et reflète derrière lui le décor d'une vielle salle de bain. Des serviettes roulées en boule traînent dans tous les coins, la moisissure semble avoir attaqué une partie de la pièce, le papier peint tombe en lambeaux. Il fait chaud, dans la pièce. Et le petit garçon se regarde dans le miroir en pleurant. Des larmes de désespoir mêlées de rage. Des larmes d'incompréhension, sans doute.

Des pas. Des pas résonnent dans le couloir. Mais le gamin ne se retourne pas, les yeux toujours fixés sur son reflet. Une main se pose sur son épaule. Il ne réagit même pas. La voix s'élève, grave, et lui dit d'un ton qui se veux rassurant, dans les accents chantants et gutturaux de cette langue qu'il connaît si bien : " Ça va aller gamin, ça va aller. On prendra soin de vous. T'inquiètes pas. Faut être fort et passer à autre chose." Une tape amicale est lancée dans son dos et il sent que, d'une pression de main, on le force à cesser de regarder le miroir et qu'on le pousse vers la sortie. En un dernier regard, il revoit ses yeux. Ses yeux de myosotis. Inondés par les larmes.


Citation :
Klaxons des voitures, odeurs de pot d'échappement, rues embouteillées. Du haut de son perchoir, il observe les hommes qui grouillent en une masse impersonnelle de gens pressés. Un vent frais souffle dans ses cheveux, il ferme les yeux et inspire une grande bouffée d'air. Pollution. Tant pis. Couche d'ozone et tout le blabla, merde à l'effet de serre. Il sourit. Il aime ce monde. Il se sent à sa place à regarder d'en haut tous ceux qui se pressent d'obéir aux normes de la société. Fuck les normes. Se surprend-t-il à penser en rabattant sa capuche sur ses oreilles.

Il se retourne et avance d'une démarche gaillarde. Il plisse les yeux, surpris en entendant des bruits de pas. Sur la défensive, il se campe solidement sur ses pieds et met sa main à sa poche. Mais il relâche bien vite sa garde en reconnaissant une figure connue. Teint mât, cheveux trop longs et sombres, sweat à capuche, le même que le sien. " Ouaich t'es pas en cours ? " demande le garçon qui lui fait face. Un autre bruit de pas résonne et un deuxième garçon, identique au premier gravit les marches qui mènent au toit.

Il sourit goguenard et répond. " C'est pour les mioches l'école, ça sert à rien, j'sais me gérer seul. " Le deuxième garçon lui ébouriffe les cheveux d'un revers de main " A treize ans, t'es encore un mioche gamin. " Il grommelle. Fuck le collège.

" Du coup tu sèches la rentrée ? " demande un de ses aînés en s'allumant une clope. " Ouais." répond-t-il l'air bravache. " C'est mal. " ajoute le deuxième jumeau en empruntant le briquet de son double. " On s'en fous de ce qui est mal. " s'exclame-t-il d'un ton véhément.

" Bien dis le gosse. Bon, puisque t'es pas en cours, tu vas te rendre utile. " s'esclaffe l'un des jeunes hommes. Il papillonne des yeux surpris. " J'peux vous accompagner ? Sérieux ? " demande-t-il d'un ton plein d'espoir. " Quitte à t'engager sur la voie de la délinquance..." commence l'un "...nous on te fait que t'aider à aller plus loin." termine l'autre avec un clin d'oeil. " Allez grouille le gosse, on va t'apprendre la vie. "



Citation :
« Connard. Tu. Es. Un. Connard. Bordel, pourquoi t’as pas couru quand on t’a dit de courir ? »

Il disait ces paroles d’un ton rageur où une bonne connaissance aurait deviné la pointe d’inquiétude qui le tiraillait sous le chapelet d’insulte. Il montait un escalier branlant et miteux tout en soutenant un camarade. A vrai dire, il le portait à moitié.

« Imbécile. Débile. Connard. » répétait-il les sourcils froncés tout en hissant l’homme à chaque marche. Ses muscles tremblaient sous l’effort, l’individu était plus lourd que lui. Lorsque la cheville de l’homme buta contre une des marches, il poussa un hurlement auquel il répliqua d’un ton hargneux. « Oh ça va hein, fait pas ta chochotte ça aurait pu être plus grave. » Mais cela ne l’empêcha pas de jeter un regard soucieux à son ami et de compatir à sa douleur. Putain de balle. Putain de balle dans le pied. Ça devait faire vachement mal vu le sang qui s’écoulait de la blessure. Enfin, ils arrivèrent en haut des marches et il cria. « Putain Pedro on a besoin de toi ! De suite ! »

Aussitôt des gens arrivèrent à grand renfort de « Qu’est-ce qui se passe ? » de ronchonnements « C’est quoi ce boucan ? » ou d’élans soulagés « On t’attendait mec, t’étais où ? » Une dizaine de gars se tenaient sur le seuil de l’escalier et dévisageait d’un air stupéfait et plutôt perplexe l’homme qu’il soutenait. Il les observa tour à tour, comme pour les mettre au défi de dire quoique ce soit et lâcha d’un ton âpre. « L’est blessé. »

Un silence pesant s’installa pendant lequel il continua de jeter des regards assassins à la ronde. Enfin, le dénommé Pedro sortit du cercle et l’aida à soulever l’homme.

Hurlement. L’homme cri alors que le médecin du groupe s’échine à enlever la balle avant de recoudre la chaire. Lui, il est assit à côté de son ami et il parle en grimaçant d’empathie à chaque gémissement. « Ça changera rien de crier l’Hidalgo. Y a pas de morphine ici. Et l’hosto’, c’est mort. Tu crois qu’ils vont te laisser entrer avec une balle dans la cheville comme ça ? ‘Tain mec, quand on te dis de courir, tu réfléchis pas, tu cours. Putain… » L’Hidalgo lutte contre la douleur. Il regarde ce gars de la ville aux cheveux blancs et à l’allure de bourgeois. Merde à ceux qui disent qu’il n’a pas sa place ici. Il lui empoigne la main et ajoute résolument. « Tu pourras toujours compter sur moi si t’as un problème, l’Hidalgo. On est potes, non ? Ouais, on est potes. » Il prend un moment pour assimiler pleinement ce qu’il vient de dire. Le médecin provisoire à cessé de trifouiller dans sa cheville où se forme une plaie énorme quoique propre. Il inspire un bon coup avant de reprendre. « On va commencer par t’apprendre l’espagnol, comme ça quand on te dira de courir, tu comprendras. »



Citation :
Souvenirs, souvenirs, souvenirs...

Sombre jour. Dehors, le ciel gris a une allure lugubre. Par la fenêtre sale, il regarde la ville fumante d'effervescence. Sa bouche dessine une moue songeuse. Il rêve.
Pression sur son épaule.
" Je te revaudrais ça"
"J'espère bien " grogne-t-il à l'intéressé d'un ton morose.
" C'est juste le temps de lui faire comprendre que...Tu sais cette fille est..."
Il lève une main en l'air et fait un geste rapide pour signifier que oui, il sait et que non ses explications sont inutiles. Il se retourne et adresse un sourire à l'autre homme. Un grand garçon aux yeux d'améthyste et aux cheveux blonds mi-longs qui le regarde d'un air inquiet. Ses yeux sont creusés par les cernes, il paraît soucieux. Non, ça ne le dérange pas de prendre la place de l'autre pour quelques heures. On ne peux pas dire que ça lui plaît, mais ça ne le dérange pas non plus.
" Te biles pas, l'Hidalgo, j'irais à ta place. Va dire à ce pot de colle de laisser tomber l'affaire. " ajoute-t-il en accompagnant ses paroles d'une tape amicale dans le dos du blond.

Sombre jour. Il attend dans ce qui semble être un vieil entrepôt désaffecté. Machinalement assis sur une caisse en bois, il scrute l'horizon alors que derrière lui d'autres hommes jouent aux cartes. Il tourne brusquement la tête alors qu'une autre bande arrive. Des adolescents, pour la plupart. Un de ceux qui jouaient aux cartes se lève pour les saluer. Il dévisage les jeunes qui viennent d'entrer. Ils ont l'air soucieux eux aussi. L'ambiance a quelque chose de pesant. Il n'aime pas être ici. Son instinct lui souffle de partir.

" POLICE ! "

Une montée d'adrénaline court dans ses veines. Bordel, les flics ! Les adolescents ont filés en criant dans une véritable cavalcade. Il s'est levé lui aussi et il regarde ses compagnons. Partir maintenant, ça veux dire laisser l'entrepôt et tout ce qu'il contient aux mains de ces putains de flics. Ils réfléchissent, s'envoient des ordres en espagnol. Vite.

Il la voit arriver. Une femme. Ses cheveux blonds sont attachés en une queue de cheval gracieuse et fonctionnelle. Il se demande pourquoi il attache une importance à des détails aussi anodins. Elle le fixe de ses grands yeux verts de chat, il la dévisage aussi, incapable de prendre une décision rationnelle. Il y a un moment de flottement lorsqu'elle porte la main à son holster. Vide. Son expression change. Un voile de panique masque sa face dorée. Elle doit comprendre que les rôles ont été inversés, qu'elle est seule, désarmée en territoire ennemi.

" CALVETTI ! "

Le cri fuse de la bouche de la femme alors qu'un des joueurs de carte s'est avancé, couteau en main pour régler proprement l'affaire. Soudain, un claquement déchire l'air et le joueur de carte tombe inanimé sur le sol. Ça tire encore. Les balles fusent dans tous les coins. Panique. " Planquez vous ! " L'ordre crié en espagnol n'est que trop bien respecté. Il court, le sang bat à ses tempes et il court. Il pense qu'il n'aurait pas du être là. Il a prit la place de l'autre et il regrette.

Une douleur effroyable atteint son bras et il roule sur le sol. Sombre jour. Il a mal. Mal. Mal... Il sent le gravier sous sa tête et une silhouette qui s'avance à contre jour. Une main se pose sur son épaule...



Citation :
Un entrepôt glauque. Humide et froid. Une silhouette. Elle a de longs cheveux bruns et la peau mâte. « Je vais devoir rentrer tôt. C’est Noël ce soir. » murmure-t-elle en tuant le silence. Il scrute le soleil qui décline à travers la fenêtre crasseuse et brisée et finit par hocher doucement la tête. « Ouais. Ouais t’as raison. Ils viendront pas ce soir. Mieux vaut partir. » Il crache par terre et ajoute avec une moue dégoûtée. « Connards de russes. »

Le silence retombe. Il renifle, met les mains dans ses poches et la regarde à nouveau. Ses grands yeux sombres semblent fixer l’heure. « Y a quelqu’un qui t’attend chez toi ? » Elle secoue négativement la tête. « J’ai laissé ma petite sœur chez des amis. » Un nouveau temps de silence. Il pense à sa propre sœur. Mais il sait que là où elle est on s’en occupe bien. « On pourra jamais rentrer à temps. » Il parle pour briser le silence. Parce qu’il se rend compte qu’au fond, il n’a rien à lui dire. Elle baisse la tête. Elle à l’air triste. « Ca va ? » qu’il demande, gêné, mal à l’aise. Il ne se voyait pas du tout passer Noël comme ça. Dans un entrepôt vide et froid, avec elle. « J’aurais voulu passer Noël avec ma sœur, on passait toujours Noël ensemble. » Elle parle avec une petite voix affligée. Il hoche la tête. Il lui aurait bien dit que lui aussi il avait une sœur, que lui aussi il aurait voulu être avec elle. « Tu passes Noël en famille toi ? » elle ajoute. A priori, elle n’aime pas le silence non plus. Il secoue la tête. Il voudrait répondre que non, qu’il préfère être avec des potes. Mais les mots qui franchissent le seuil de ses lèvres sont spontanés. « J’ai pas de famille. Ils sont morts dans une représailles qui a mal tourné. J’ai que ma sœur. » Il est surpris par ce qu’il vient de dire. Le silence est plus que gênant. Elle s’est rapprochée. Elle lui prend la main. Et elle la serre très fort.

Il n’y a plus de bruits. Il ne la regarde pas. Mais il lui semble qu’ils se parlent sans mots.



Citation :
Qu’est-ce que t’as foutu ?

La question lui revient plus lancinante que jamais alors qu’il sent son estomac se soulever. A l’arrière de la voiture, il est heureux de ne pas avoir à conduire. Il respire fort. Il a chaud.

Il se souvient de tout. L’engueulade, les mots qui fusent. Le revolver braqué. La voiture de flics. Le coup de feu. Le putain de coup de feu. Et le type qui tombe. Et les autres qui le regardent sans comprendre. Bêtement. Puis tout va très vite, il monte dans la voiture et il est là. Ce n’est pas le premier homme qu’il achève. Sauf que cette fois ci…

« T’es dans la merde. » le conducteur parle en espagnol. Merci, j’avais pas remarqué. « Ils vont te flinguer. » reprend le conducteur. Ok. Calme. Il sent qu’il est sur le point de craquer.

Il ne fait attention à rien. Comme un automate, il sort de la voiture à l’arrêt, monte les marches du lieu cent fois connu. Il entend les autres expliquer. « T’as fait quoi ?! » Il déglutit, se sent mal à l’aise. Décision de merde. Pourquoi t’as appuyé sur la gâchette ? Pourquoi ? Il n’a même pas de réelle réponse à se fournir. Ce type qui tombe au sol. Un blond d’environ trente ans. Il est peut être pas mort… Il n’y croit pas.

« Putain mais il faut te surveiller tout le temps ou quoi ? » On l’engueule mais il ne proteste pas. Ça ne sert à rien de se rebeller contre les supérieurs. « Regarde moi quand je te parle. » Le ton est agressif mais il comprend. Ses yeux bleus se posent sur un homme plus âgé.

« Imbécile. Tu es un imbécile. Tu crois qu’ils vont nous laisser tranquille maintenant ? Hein ? Tu les connais pas. Putain. » L’homme se retourne et pousse un soupir exaspéré. Il quitte la pièce le laissant seul. Il s’assied sur une chaise, cherche péniblement une bouteille d’alcool n’importe quoi. Quand la porte s’ouvre à nouveau, il relève à peine la tête. Une gamine est assise près de lui et pousse le verre dans sa direction.

« Tu sais normalement les héros des livres ne meurent pas. » Il attrape le récipient et murmure d’un ton rauque. « Donc je vais pas mourir ? » « Si. Parce que tu n’es pas un héros, juste un protagoniste lambda de l’histoire, mais ne t’inquiètes pas, ta mort servira l’intrigue. »

Stupide gamine. Il a envie de lui dire de dégager. Mais il sait qu’il ne vaudrait mieux pas pour lui d’aggraver son cas. Et rabrouer cette enfant ne plairait sans doute pas au Chef.




Citation :
Il se presse dans le couloir. Bien malgré lui, il faut le dire. En fait, pour être totalement honnête, s’il pouvait faire demi-tour et s’enfuir en courant, il le ferait. Mais voilà, après ce qui s’est passé l’autre jour, les sales boulots lui reviennent. Les sales boulots comme celui qu’il va devoir faire là tout de suite. Lorsqu’il arrive devant la porte, il reste un instant figé. Il n’a pas envie, pas envie, tellement pas envie. Il contemple le petit bout de papier tâché de rouge, dans sa main, et dans sa poche, un objet minuscule qui semble peser des tonnes. Il lève sa main, frappe au battant, se ratatine un peu plus sur lui-même. « Entrez ! » La voix, autoritaire, ne souffre pas de refus. Il ouvre, le cœur tambourinant dans sa poitrine à un rythme effréné. L’homme en face de lui le dévisage de la tête aux pieds, le regard froid. Assise en face de lui, une femme, magnifique, qui le fixe d’un air indifférent, ainsi qu’un jeune homme blond qui ne lui prête pas plus d’attention que s’il avait été une plante verte. Il s’avance avec lenteur, s’arrête à un pas de l’homme, sort un anneau doré de sa poche et lui tend en tremblant, accompagné du message.
Le temps semble soudain se figer dans la pièce. L'homme contemple la bague d’un air incrédule. Comme une impossibilité. Le calme est instable, se change en tempête, tempête de cris et de gestes, qui lui donnent envie de se cacher, de disparaître, pour ne pas avoir à affronter la colère de cet homme. Ne pas avoir à affronter sa souffrance, plus que tout. Car les larmes dans ses yeux ne sont pas une illusion. Rien n’est une illusion, en ce jour. Malheureusement. « Je… » « La ferme. T’en as déjà assez fait. » De la haine, pure et simple, crachée dans chacun des mots, chacune des syllabes. Il se rembrunit. Comme si c’était de sa faute, ce qui arrive, hein ! Enfin… Oui, en y réfléchissant bien, c’est de sa faute… S’il n’avait pas…
Il est soudain mis dehors, tout comme les deux inconnus qui s’entretenaient avec le chef. Il se dirige vers la terrasse, silencieux, allume une cigarette. L’air frais lui fouette le visage. Bien sûr qu’il a entendu la femme, derrière lui. Elle l’a suivie. Pourquoi ? « Il fait bien chaud, chez vous, même le soir… » Il hausse les épaules. Une remarque inutile. Une remarque de femme. « Votre patron n’avait pas l’air de bonne humeur. Les choses vont mal en ce moment ? » Indifférence faussée, curiosité à peine masquée. Il prend le temps de la dévisager d’un peu plus près. Étrangère, à n’en pas douter. Vraiment belle, mais…peut-être bien trop belle à son goût. « Ça fait pas longtemps que t'es là, hein ? » Le tutoiement est venu seul, sans qu’il y réfléchisse. A vrai dire, il s’en fiche. Il n’y a plus grand-chose qui compte, désormais, avec la vie dans laquelle il s’est embarqué. Elle hoche la tête pour simple réponse, ne prend pas ombrage de la familiarité. « Y'a pas mal de trucs dangereux en ville », ajoute-t-il, les yeux perdus dans le vague. Comme si il y avait autre chose à dire.



Citation :
La porte s’ouvre et il entend la voix crier. « Lexi ? »

Tension. Il ne réfléchit pas. Avant qu’elle n’ait eut le temps de réagir, il l’attire contre lui, pose une main sur sa bouche et braque l’arme contre sa tempe. Elle se débat puis sent le contact métallisée sur sa peau et se calme. Il l’entend déglutir. Elle fait moins la maline, maintenant. « Tu la fermes. » Sa voix est haineuse, à peine contenue. Elle le saoule. Tous. Elle est la représentante de la petite minorité qui s’acharne à rendre sa vie plus pénible qu’elle ne l’est déjà. Alors l’index sur la détente, il hésite. Il hésite à appuyer et à voir le sang valser sur ses longs cheveux bruns. Il n’a plus rien à perdre.

C’est ce qu’il croit.

Le premier coup de feu le fait sursauter. Qu’est-ce qu… ? Le deuxième soulève un vent de panique. La brune s’est retournée vers lui et ne songe pas à s’enfuir. Parce que la mitraille ne cesse de gronder. Il ne sait pas ce que c’est, mais c’est violent. Et à priori, ça vient du rée de chaussée. Il y a des hommes qui beuglent des ordres. Puis des coups de feu, encore. Puis plus rien. Une voix s’élève, froide, aux accents inconnus. « Они прячутся, как крысы » suivit d’un éclat de rire froid et d’un cri étouffé de la part d’une autre personne. « Где ваш лидер ?» Silence.
Il ne réfléchit pas. Aussi silencieusement et rapidement que possible, il s'engouffre dans l'armoire à sa droite. Il ne réalisera pas tout de suite qu'elle l'a suivie. «Где ваш лидер ?» reprend la voix, qui lui vient assourdie maintenant qu'il a fermé la porte. «Вы не говорите? Хорошо. »

Et des hurlements percent le silence. Des cris comme il en a rarement entendu auparavant. « No lo sé. No lo sé. No lo sé. » Ce n’est même plus la voix d’un homme. C’est le cri de désespoir d’un être méthodiquement brisé. Ne pas paniquer. Se serait idiot. Ses mâchoires se contractent alors qu’il entend les hurlements reprendre. Des beuglements inhumains qui montent crescendo. Ne pas paniquer. Ça n’arrangerait rien. Il la sent tressaillir derrière lui. « Ne bouge pas. »



Citation :
Elle est tout près. Il peut sentir la chaleur de sa peau contre la sienne. Leurs corps se frôlent dans l’espace exigu. Ils sont debout, dans le noir, dos à dos. Il entend les moindres souffles de sa respiration et il lui semble que son angoisse est palpable.

Il ferme les yeux. Ca ne change rien. Il fait toujours aussi sombre. Doucement, il inspire. Il essaye de remettre de l’ordre dans ses pensées, de comprendre comment il a pu se retrouver là. Pourquoi ? Le mot se répète dans sa tête. Pourquoi rien n’a fonctionné comme prévu ? Pourquoi s’est-il laissé prendre comme un débutant ? Pourquoi est-elle arrivée ? Et enfin pourquoi est-elle coincée ici avec lui ? Pourquoi ?

Ne pas paniquer. Se serait idiot. Ses mâchoires se contractent alors qu’il entend les hurlements reprendre. Des beuglements inhumains qui montent crescendo. Ne pas paniquer. Ça n’arrangerait rien. Il la sent tressaillir derrière lui. « Ne bouge pas. » Il a murmuré ces mots en anglais en articulant lentement, le plus bas possible. Il ne sert à rien de tenter de la rassurer, lui promettre qu’il ne se passera rien. Il n’y croit pas lui même. Et il ne l’aime pas assez pour avoir envie de la protéger.

« On va nous retrouver. » Elle a chuchoté d’une voix rauque et plaintive. Elle a peur. Il le sent.

Ses nerfs sont à vif. Pourquoi ? Pourquoi elle ? Pourquoi eux ? Pourquoi là ? Il ne veut pas bouger. Le risque qu’on les remarque est bien trop grand. L’espace est minuscule. A eux deux, ils en occupent toute la place. Et derrière la porte… Derrière la porte il y a les pas qui reviennent, le cliquetis métallique indéfinissable. Et ça se rapproche. Ça se rapproche. Ne pas paniquer….
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MessageSujet: Re: Souvenirs classés 8D   Mer 17 Juil - 22:06

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MessageSujet: Re: Souvenirs classés 8D   Mer 17 Juil - 22:27

Dans les souvenirs des autres 8D


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MessageSujet: Re: Souvenirs classés 8D   

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