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Tout le bazar d'une Mentarie désorganisée. ~
 
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 Des mots cons en tête

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Léfened

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MessageSujet: Des mots cons en tête   Mar 29 Avr - 1:05

C’est qui elle ? Oui elle, machin, bidule, truc, puisque de toute façon il se souvient plus de son prénom. Pourquoi il doit faire équipe avec une nana ? Pas qu’il n’aime pas la compagnie des femmes d’habitude, mais en mission nan quoi. Ça craint les filles, ça crée des embrouilles pour rien, ça parle tout le temps, ça trouve des solutions pacifistes et stupides et ça crie dès qu’il s’agit de se salir les mains –histoire de manucure tout ça. Alors, qui lui a refilé un boulet pareil hein?
Pendant que ces pensées machistes défilent dans son esprit il regarde sa « partenaire », de haut en bas et de bas en haut. Bon, faut avouer que côté physique y a carrément du potentiel. Mais il reste accroché à son idée de base, elle va faire foirer la mission, c’est obligé wesh. Mais quand il s’adresse enfin à elle il ne peut pas s’empêcher de sourire, c’est instinctif quand il parle à une meuf sexy vous savez :
« C’est quoi  ton nom ? »
Ou le type pas du tout paumé. Qui ne sait même pas qui est vraiment sa partenaire, même pas son nom. Mais qu’importe, il préfère découvrir par lui-même plutôt que d’écouter les rumeurs, même s’il est paradoxalement accro aux idées préconçues. Défiant la logique rien qu’avec ses traits de caractères, oui, oui, c’est bien lui. Et puis il enchaîne :
« T’as un plan ? »
Il empêche le dernier mot frôlant ses lèvres de sortir. Restons professionnels, voyons. Et détourne son regard pour le poser négligemment sur le bâtiment qui leur fait face. Il y a deux cibles principales, suffit de tuer tous ceux qui se mettent sur leur chemin et voilà, affaire bouclée. Non, vraiment il ne voit pas l’intérêt d’un plan, mais il ne va pas risquer de contrarier son binôme dès la première mission.
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Ironie

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MessageSujet: Re: Des mots cons en tête   Mar 29 Avr - 2:59


« Ironie n’était pas allée sur le terrain depuis quelques mois déjà — une blessure à la cuisse lui avait amputé toute mobilité ; et c’était après des semaines de rééducation et d’entrainements qu’elle revenait enfin dans la partie active de son boulot. C’était qui ce boulet, putain ? Après avoir passé des semaines en tant que cerveau, à organiser et tirer les plans d’attaque ; elle se retrouvait avec une grande quiche ne sachant à priori qu’ouvrir sa gueule et poser son regard partout sauf où il fallait les mettre ?
Bon, avouons. L’aliment était des plus charmants.
Heure du repas ou pas, c’était un poil alléchant.
M’enfin.
« Tu t’es pas renseigné ? Tu sais de quoi retourne la mission au moins ? » Soupir discret. « Emiko. Mais Ironie pour les missions. » Nom de code, oui ; on était jamais assez prudent. Enfin bon, ses prunelles d’obsidiennes ne tardèrent à revenir se vriller dans comparses, s’étant au tantôt égarées dans des courbes abstraites et sans noms. « Quant au plan… On s’infiltre. » Sourire félin, provocateur et défiant. « Les deux gardes que tu peux voir ne sont que des leurres, une pure façade ; ça grouille d’autres vermines aux alentours — alors le coup du ‘on fonce’ tu oublies, si tu y avais pensé. Enfin j’espère que mon partenaire a tout de même un raisonnement supérieur à celui d’un môme de six ans. » Moue moqueuse. « N’est-ce pas ? » Te sens pas visé hein, c’est pas comme si je t’accusais le moins du monde, chéri. « Oublie pas de visser le silencieux à ton flingue, et t’es bien équipé ? Je me permets de te proposer cette arme, en plus, au cas ou. » Et vas-y que je t’enfonce la grenade aveuglante dans les boules — tu comprends avec l’obscurité j’y vois pas très bien. Et ses iris qui brillent au possible ; débordantes de défi et noyées dans une innocence des plus dévergondées. Allez le bleu, montre-moi donc tout ton grand potentiel ; hormis celui consistant à émettre plus de testostérones que d’idées futées à la seconde. « On y… » Elle s’était préparé à s’élancer, mais un détail vint lui grignoter pan de concentration. « De un, tu te tais. De deux, tu fais gaffe. De trois, tu as regardé les plans avant le début de l’opération ? On va s’engager dans une cuvette, on pourra pas faire marche arrière avant la fin de la mission. On va partir sur les côtés directement ; s’abriter un maximum et défoncer au possible les gêneurs peu importants aux yeux des autres. Ca m’étonnerait pas qu’on ait loupé deux tours de surveillance. Imaginons un pion en haut pour chaque. Puis les gardes terrestres en ronde. On va devoir trouver un compromis — doit aussi avoir des snipers sur les toits. Enfin bref, j’ai encore les détails en tête ; tu me suis ? On y va. » Et fais moi confiance, aurait-elle bien ajouté, m’enfin ; elle avait l’impression d’avoir assez parlé pour toute une éternité. On était jamais assez sûr, dirons-nous.
Ni une ni deux, la brune avait déjà disparu.
Sa combinaison moulant son corps tout autant qu’elle la dissimulait ; elle s’élança de manière furtive sur la gauche, plongeant vers un premier abri naturel. L’amour des bosquets.
« J’avais oublié, tu as des questions, Matt ? » Marmonna-t-elle de manière perçante, le prénom roulant sur ses lèvres comme une offense. Et cela sonnait comme un ça va aller, mon bébé ?
Plus jamais elle ne tiendrait les couilles autant à un tel handicapé.
Aussi canon soit-il. Juré.



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Léfened

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MessageSujet: Re: Des mots cons en tête   Mar 29 Avr - 3:59

Et voilà. Ça parle, ça parle, et ça parle encore, ça fait des embrouilles aussi et ça se prend pour la reine et gniagniagnia. Matt détourne son regard, le visage impassible face à la tirade de la brune. Evidemment, elle veut se la jouer discrète. Alors il sourit vaguement quand elle lui remet une grenade aveuglante. N'importe quoi. Et puis quoi elle croit franchement qu'il a pas regardé les plans? Bien sûr que si. Enfin, vaguement. Mais un peu. Il ne répond pas tout de suite à sa dernière question, préférant s'éloigner sur la droite selon le plan de la brune qui n'est finalement pas si mauvais que ça. Et puis la distance les empêchant de communiquer normalement il active son oreillette et son micro, en traçant son chemin, ses yeux captant les moindres détails. Il sent peu à peu la même sensation de vide l'envahir comme à chaque fois qu'il s'approche de l'action, cédant place à une concentration, dont on ne pourrait deviner l'existence chez un individu tel que lui, et ne prêtant attention qu'à la mission. Quoique... Activant le micro, il marmonne à l'attention d'Emiko:

« Ouais j'ai une question Madame. T'as déjà utilisée une grenade aveuglante? Nan, parce que tu devrais être au courant qu'une mission est soit discrète soit elle est pas, sachant que les deux ont une probabilité égale de fonctionner. Mais on peut pas mélanger les deux genres. Alors la grenade oublie, en plus de faire une vive lumière qui attira l’œil de tous les garde dans cette obscurité ça fait un bruit assourdissant que ne manquera pas de remarquer les gardes postés plus loin. »

Alors t'en penses ce que tu veux, mais je suis toujours bien équipé, moi. Sans sous-entendus, bien sûr. Sur cette pensée il ajuste ses lunettes de vision nocturne, pour déceler éventuellement des gardes bien planqués. Même si à vrai dire, ils n'ont pas l'air très préoccupés par la défense et donnent plutôt l'impression de flâner en digérant leur repas du soir. Et puis il y a ces quelques éléments qui le font tiquer. Parce que ça, c'était écrit nulle part dans les dossiers, il l'aurait retenu sinon. Se penchant un peu plus, caché derrière un arbre il touche l'empreinte de ses doigts et réactive le micro.

« 'Y a des chiens. Et pas des petits. »

Les chiens c'est juste le truc parfait pour détruire une mission discrète, ça te repère facilement. Trop facilement. Cherchant un moyen pour palier à ce problème, les tuer ne serait pas la solution, celui s'en occupant s'en rendrait immédiatement compte. Et puis le problème, c'est qu'il ne sait pas où ils sont exactement. S'il peut atteindre juste le premier bâtiment sans que les canidés le repère, la mission se déroulera peut-être normalement. Quelques mètres à peine...

« Je propose qu'on grimpe à la façade du premier bâtiment, 'y a un moment où ils regardent à deux heures pour l'un et dix pour l'autre, on aurait le temps de courir et d'escalader. 'Y aurait moins de chance de se faire repérer par les chiens que si on prenait le temps d'y entrer, t'en dis quoi? »

Après tout, c'est toi le cerveau.
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Ironie

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MessageSujet: Re: Des mots cons en tête   Jeu 1 Mai - 2:58

« Ironie avait tiré — un homme s’était écroulé.
Elle n’avait jamais été particulièrement violente, ou du moins ; par dans ce genre de domaine. Mais étrangement, l’arrivée de ce nouveau partenaire la stimulait tout autant qu’il l’exaspérait. C’était donc relativement conséquent. Ah, d’ailleurs, il parlait. Elle l’écouta dans un long soupir, alors qu’elle trainait le garde dans un bosquet. Allait-elle oser ? Se déshabiller en pleine mission pour prendre l’apparence de l’ennemi n’était pas toujours une bonne idée — mais qu’avaient-ils d’autres ?
Aussi ne répondit-elle pas à Matt. Tout autant qu’elle ne tressaillît pas à la lugubre nouvelle. Monsieur fait son professionnel. Oh, je suis impressionnée. Oui, il l’irritait. Et quand un gars potentiellement baisable l’agaçait ; Ironie se pavait de sarcasme et de mépris.
Voilà qu’il proposait quelque chose. Un plan. « Tu veux que je fasse un arrêt cardiaque ? » Murmura-t-elle pour elle-même, le ton dénué d’émotion. — Son regard se perdit sur la dépouille de sa victime. « Dis, tu penses que je me dépoile maintenant ou que j’aurais l’occasion plus tard ? » Tout était dit avec naturel — oui, la brune parlait bien de l’équipement de la carcasse à ses pieds. Pas d’autre chose. Réalisation. « Non, oublie. » Se justifier ? Et puis quoi encore ? « Quant à la grenade, tu t’attendais à quoi ? Tu penses pouvoir tenir la filature tout le long ? Moi, non, je ne pense pas — que tu y arrives, hein, j’entends. Et notre mission à 97.32% de finir avec découverte ; les chances de survie sont plutôt faibles, également — mais si tu veux, tu peux toujours la dégoupiller et te l’enfoncer profondément dans le cul, ça ne me dérange pas. »
Quoi, répondre au reste ? Ahaha.
Ironie poursuivit donc son cheminement, ne se souciant pas de l’autre atrophié cérébral. Encore un qui n’écoute que ses testicules. Seul des raisonnements dignes des plus grosses têtes de bites pouvaient de découler, que vouliez-vous ?
Vache, Ironie ? Mais voyons.
Un chien était à seize pas d’elle.
Bordel.
Aussi fut-elle très heureuse d’avoir la brise avec elle ; et encore plus de le voir s’éloigner ; tiré avec férocité par son propriétaire barbu. « Hm. J’ai vu pour les chiens. On en retrouvera pas à l’intérieur de toute façon. Ca va aller. Et escalader me semble une bonne idée. Après j’aurais peut-être préféré m’élancer à la délimitation du mur et de la corniche qu’on trouve plus à l’est. Mais l’endroit doit être bien surveillé. Sinon… Tu dirais quoi d’assiéger une tourelle ? J’ai le matériel – le câble – pour nous permettre de rejoindre le dessus du premier complexe. On va dire la frontière. Après ce sera encore plus difficile mais la technique et l’expérience nous permettrons de mieux nous en sortir que ces prémices foireuses d’insertions. D’ailleurs ma tour est plutôt exposée ; ce sont les recoins qui sont boisés. La tienne a quelques arbres qui obstruent la visibilité, ça te tenterait ? Si oui je te rejoins ; de toutes façons je suis déjà en marche. » Et elle avait murmuré tout du long, se coupant à chaque interruption d’un garde ; aucun ne semblant se préoccuper de celui manquant à l’appel — c’était pathétique.
Elle était arrivée sur le bloc droit du complexe — et en effet les marques canines semblaient s’intensifier. Enfin, il n’y avait pas de raison qu’ils se fassent repérer. Aussi s’écrasa-t-elle au sol quand un homme arriva sur son côté — putain. Heureusement, elle venait de finir au tantôt son monologue, les risques de repérage étaient faibles ; elle décida cependant de laisser les secondes couler — restant clouée au sol, dans la pénombre.



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Léfened

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MessageSujet: Re: Des mots cons en tête   Jeu 1 Mai - 17:53

Matt attend que sa partenaire le rejoigne. Il observe l'aller-retour des gardes là-haut. A la lumière des lampes placées sur le mur il les voit parfaitement, alors que lui est encore plongé dans l'ombre, à quelques pas de la limite démarquant les ténèbres de la lumière. Il regarde aussi le garde dans sa tourelle, tournant en rond, qui a l'air plus préoccupé par ses pensées que par la sécurité du lieu. Se croit-il infaillible? Il a écouté en silence Ironie, répondant juste que non, c'est pas mon genre en ricanant à sa proposition concernant la grenade. Il l'aperçoit maintenant du coin de l’œil au moment où elle se plaque au sol. En silence il la rejoint, s'approchant du dos du garde et prenant garde à ne pas s'exposer à la vue de ceux sur le mur. Quatre pas, trois, deux, un... Il plaque sa main gauche sur la bouche du garde, évitant tout possible cris, place l'autre derrière sa tête, près de la nuque et tourne d'un mouvement sec. Il y a un seul craquement et le type s'effondre. Matt le fait rouler d'un coup de pied derrière un arbre après avoir regardé s'il ne possède pas de radio ou de quelconque moyen de communication, mais non, ils sont nombreux mais mal organisés. Puis il regarde sa partenaire.

« Tu comptes t'enraciner ici? »

On pourrait presque croire à du mépris, s'il n'y a pas ce sourire qui s'étale sur son visage. Sans attendre de réponse il se dirige vers la tour, allant d'arbre en arbre. Et puis finalement, après avoir atteint le dernier avant d'être à découvert, il s'arrête un instant, attendant le bon moment. Et s'élance lorsque les gardes ont le regard détourné, arrivé au pied du mur il lance son grappin qui va se planter un peu en dessous du rebord. Parfait. Il escalade rapidement grâce au câble mais en silence, évidemment. En haut il s'arrête, au couvert du rebord de pierre, il entend les pas du garde s'éloigné un peu et saute à l'intérieur. Le garde a à peine le temps de tourner la tête que Matt lui plaque la main sur la bouche pour éviter qu'il alerte les autres et lui tranche la carotide avec son couteau. Le sang gicle un instant, gouttelettes écarlates tombant en une faible pluie par terre. Il attend que les spasmes du gars cessent et laisse tomber le corps sans vie, aussi mou qu'une poupée de chiffon. Pour l'instant c'est simple. Trop simple. Accroupi, il dégaine son arme, gardant le couteau dans la main gauche et patiente jusqu'à l'arrivée d'Emiko.
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Ironie

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MessageSujet: Re: Des mots cons en tête   Sam 24 Mai - 21:46


« Ironie se cambre, s’accoude ; se baisse et poursuit sa route. Le silence érige ses pas, alors qu’elle s’élance derrière Matt ; le blanc ayant déjà quelques foulées d’avance. Pas mal. Enfin, il est tout de même un peu sale, son efficacité frôlant la brutalité — il n’y a qu’à regarder la poupée de chiffon ensanglantée gisant à ses pieds ; là, en haut de la tourelle.

Grimace.

Les missions de haut grade étaient toujours ainsi — tuer, tuer et encore tuer. L’humain devenait animal, perdant ses sentiments ; se plongeant dans une routine morbide. Bestiasse mécanique, il obéissait en courbant échine, traquant le fautif ; l’assassinant d’une balle bien placée, ou de plusieurs coups tout aussi douloureux que vicieux.

Emiko n’aimait pas ça — ne voulait au grand jamais y tomber.

Aussi n’adressa-t-elle aucun mot à l’égard de son compagnon, le dépassant dans un silence que la nuit rendait glacial. Mécaniquement, elle se positionna, courbant sa posture pour avoir une meilleure vision — le bâtiment était proche d’eux, presque saisissable. Tel un rêve ; annonciateur de mauvais présage. Sortant méthodiquement une sorte de flingue modernisé, elle arqua le bras, calibra le tir ; puis d’un jet, pressa la détente.

Le câble était posé.

Combien de mètres pour atteindre physiquement ce tout premier but ; tout de pierre érigé ? En bas, les gardes patrouillaient, semblant jouer un rôle ; incarner une quelconque parodie hilarante dépeignant leur poste. C’était pathétique, quasi terrifiant. Ce n’était pas normal. Ca sentait à plein nez le coup foiré, Dave lui avait pourtant assuré que la mission allait être corsée ; il ne lui aurait pas fourni de tels équipements, sinon. Un leurre ? L’idée semblait concevable, ce n’était pas la première fois qu’une mission de premier lieu « d’infiltration » virait à la catastrophe — jusqu’à présent elle s’en était toujours sortie, mais sa récente convalescence la mettait en doute.

Et ce con, aussi ; là, à quelques pas.

Sans plus un mot elle s’élança, ne cherchant à rendre la chose pratique ; elle grimpa sur le câble, décidant le risque félin à la sécurité bruyante. Une poignée de secondes plus tard, elle était de l’autre côté ; inspectant d’un regard inquisiteur les lieux, quasi déserts. Que faire ? Sortant son flingue, vérifiant le silencieux ; la brune alla se plaquer contre une paroi, localisant trois gardes un peu plus loin, à poste fixe, et deux en ronde. Qu’allaient-ils bien pouvoir faire, à présent ? Ou étaient ces connards de snipers ? Ils étaient sur le toit bordel, le toit — aussi plat et aménagé soit-il ; l’absence de ces petits cons était tout sauf rassurant. Revenant sur ses pas, elle se surprit à chercher Matt — alors comme ça on se soucie du tout grand, maintenant ?

Il fallait qu’ils atteignent l’autre bâtiment, c’était presque si ils n’entendaient pas les divers bruits en provenant. Bruits ? Haussant un sourcil Ironie allait basculer sur l’autre aile de la plateforme quand son oreillette grésilla — appel à distance ? S’accroupissant, à proximité du câble qu’elle laissait Matt récupérer, évidemment ; elle activa la communication. « Emiko ? Y’a un changement de programme dans le plan, les dernières informations viennent d’arriver. » Arrêt cérébral, tu te fous de ma gueule ? aurait-elle bien voulu gueuler un bon coup ; mais elle se retint. « Bascule les infos Dave, et bouge ton cul ; on est pas dans la meilleure des positions là. » Un soupir vint faire trembler ses lèvres. « Les deux gars que vous deviez intercepter, là ; j’ai compris pourquoi ça te paraissait étrange le lieu d’échange. Ils donnent une réception avec des particuliers richissimes ; ça passe bien plus inaperçu, tout en lustrant le nom de famille et faisant circuler un peu d’argent. » Les dents d’Ironie crissèrent. « T’aurais pas pu trouver ça avant ? On aurait pris l’identité d’autres particuliers, l’infiltration aurait été bien plus simple ; on fait comment maintenant ? » « Vous vous démerdez, navr... » La communication coupa, virant une dernière fois dans les aigus, histoire de bien défoncer les tympans en guise d’encouragements. « T’as entendu ? » Adressa-t-elle à l’homme aux crins retour de baise, d’un ton qui se voulait indifférent. Après tout lui aussi avait une oreillette, il semblait normal qu’il soit relié ; même si Dave n’avait pas mentionné son nom.

Tout semblait bien plus clair, maintenant.
Les gardes, les lumières ; et ces bruits parasites. Se laissant tomber dos à la paroi, les bras pendant, avachis respectivement sur chaque genou. Le plan. Il faut modifier le plan. Tournait dans sa tête ; mais sur le coup, c’était comme un arrêt cérébral. Besoin de calme, d’une seconde de pause. Son regard coula en direction du blanc. « Bon. » Elle lui tendit la main dans un signe qui signifiait tu me lèves ?.

Elle avait élaboré une nouvelle stratégie.
Il lui prenait la main qu’elle le foutrait à terre — peut-être, besoin de discuter, d’établir les nouvelles priorités.
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Léfened

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MessageSujet: Re: Des mots cons en tête   Dim 25 Mai - 23:46

Matt suit Emiko, sans rien dire. Comme un chien en fait. Et quand il s'en rend compte il a soudain un sursaut, comme un appel à l'aide de sa fierté qui l'électrise. Mais il voit bien que, de toute façon, il n'y a pas d'autre chemin. Jouant avec son couteau pour se détendre, il marche en silence sur les pas de la brune, jetant quelques coups d’œil aux gardes patrouillant. Il soupire et plante son regard dans le ciel étoilée, tout en pensant à ce qu'il mangerait en revenant. Oui, Matt commence à s'ennuyer, et quand il s’ennuie, il a faim. C'est tout, c'est ainsi. Parce que Matt il a besoin d'être en action et que pour l'instant il a plutôt l'impression de faire du surplace. Le seul truc réellement intéressant là, c'est le déhanché de la brune devant lui. Ouais, ça y a pas. Mais le grésillement de son oreillette coupe court à ses pensées non censurées concernant sa partenaire... Non, vous ne voulez pas savoir. La nouvelle information ne l'étonne pas vraiment, ni ne le déstabilise. Y a pire. Genre son estomac qui gronde, voilà, bah oui c'est bien pire vous comprenez? Et puis.. eh mais attends, à la réception y aura des buffets, c'est génial. C'est pour ça qu'il ne peut s'empêcher de lâcher un :

« Ça tombe bien, j'avais faim. »

Totalement hors de propos. Il pose son regard sur Emiko qui s'est affaissée contre le mur et lui tend la main. Qu'est-ce qu'elle veut elle? Une poignée de main? Ouais, ouais, ça la réjouirait d'avoir rien que ça de ma part. Un autographe peut-être, pour la star que je suis? Oui, quand Matt dérive, il dérive grave. Et c'est quand il croise le regard de la brune qu'il comprend enfin le message. Il range alors son couteau, fait passer son arme à feu dans la main gauche et prend la main de sa partenaire dans le but de la relever. Parce que Matt est un connard, mais un connard galant. Et oui, c'est possible.
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Ironie

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MessageSujet: Re: Des mots cons en tête   Dim 15 Juin - 1:51


« Ironie s’était tout d’un coup dit que la mission ne lui plaisait pas.
Elle avait alors dévisagé Matt — il lui tendait la main. Ah, oui. Ca lui revenait, à présent — se redresser ; continuer, poursuivre cette folie à hauts risques. Expliquer le nouveau plan, passer pour une conne — ramasser les fragments de placidités puis sauver les meubles lorsque tout basculerait en véritable bordel. C’était évident — rien ne se passait jamais comme l’on le prédisait ; les stratèges le savaient.
Sa paume offerte fut effleurée, puis enserrée — Ironie leva les yeux, pour la seconde fois.
Était-ce la troisième ? Elle n’était plus si sûre.
La poigne était chaude — chaude d’une manière toute particulière, aussi la brune prit le temps ; le temps d’hésiter, de se laisser aller. Elle n’avait pas envie ; non — de poursuivre la mission, de continuer ces aberrations. De tuer des personnes sans nom ; de risquer sa peau inutilement pour gagner du fric et encore du fric, avec des brouettes de renommée qui finiraient par lui retomber en pleine face. Elle connaissait les risques, les avait toujours endossés — c’était mécanique, son corps était sculpté par entrainements réguliers et exercices de survie. Son cerveau valait le quadruple de ceux s’amassant comme des lâches, derrière les bureaux ; à les envoyer eux sur le terrain.
Et elle ne bronchait même pas — qu’elle était conne.
Qu’elle aimait ça ; aussi, sans doute. Cette vie, ce risque ; ces adrénalines. Comment avait-elle fini par en arriver là, déjà ?
La main du blanc était toujours dans la sienne, commençant à presser ; la tirant vers le haut. Oui oui.
Non.
Alors qu’il la remontait, Ironie abaissa sa main ; tranchant l’équilibre et inversant les forces. Ce fut donc avec grand plaisir qu’elle vit Matt s’écraser sur elle, dans un peu de délicatesse tout à fait stimulant. Ah, à cette distance elle les voyait mieux, ces iris d’obsidiennes ; ce regard inquisiteur.
Elle aimait ça ; aussi étrange pouvait-il paraître.
Ironie n’était pas un chien, c’était une femme — une fourbe, aussi, mais cela n’entrait pas toujours en compte, si ? « Euuh. Je crois que ça va un peu trop vite entre nous. » Lâcha-t-elle d’une voix des plus innocentes, mimant la surprise totale, quasi gênée. Moi ? Coupable ? Mais pas du tout.
C’était aussi gros que sa poitrine collée contre lui, hein. Enfin pas tout à fait. Puis, il allait rien dire, hein ?
— Elle en avait tellement mare.
Break.

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MessageSujet: Re: Des mots cons en tête   Mar 24 Juin - 1:29

Il est tiré en avant. C’est tout ce que son cerveau daigne enregistrer. Il voit d’abord le mur se rapprocher dangereusement de son crâne, étouffe un grognement, et puis fini par capter dans un fugace instant le regard de la brune. Et elle aura beau nier il l’avait très bien vu, à cet instant, cette satisfaction sous-jacente. On aime la proximité ? Non, parce que là, il faut avouer que plus proche c’est difficilement faisable, quoique. Son arme claque contre le sol, lorsqu’il s’étale sur Ironie et essaie de se retenir de sa main gauche. L’autre main vient accidentellement, évidemment, prendre appuie sur la cuisse de la brune. Dans une position tout à fait...attrayante. Il savoure un instant la chaleur de ce corps contre lui avant de se redresser quelque peu, plantant son regard platine dans les iris foncés lui faisant face. Ses paroles ne font qu’agrandir son sourire déjà étincelant dans l’obscurité. Alors, doucement, comme une provocation, sa main remonte en une caresse sur la jambe de sa partenaire. Et d’un ton parfaitement innocent, que contredit son sourire narquois, il réplique :

« Tu préfères y aller en douceur ? »

Parce que Matt aime jouer, avec les mots, les gestes, les mouvements. Parce que son corps apprécie les formes qui sont plaquées contre lui. Parce que Matt a oublié toutes notions de mission et préfère s’amuser de la situation.
Parce que Matt désire, tout simplement.
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Ironie

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MessageSujet: Re: Des mots cons en tête   Mar 24 Juin - 20:28

« Ironie réprima un rire sarcastique ; il était dur de garder contrôle de son corps, quand une main se baladait le long de votre cuisse et que des vers mordaient avec cynisme innocent votre chair. A cet instant, on aurait presque pu dire qu’elle en avait oublié ma mission — littéralement.
La mission ? Quelle mission ?
Celle de mettre à genoux l’homme sur elle ?
Ah Dieu, c’était une idée fort distrayante — celle de séduire, celle de posséder ; celle de faire redemander.
La dépendance — la créer et la rénover, toujours. N’était-ce pas passionnant ? Cela donnait tant envie. C’était si tentant. Aussi, féline ; la demoiselle prit son temps avant de répondre ou de bouger, se contentant de jouer du regard ; parcourant visage et pans de peaux ; de corps — c’était bien ; bien bon ainsi.
« En douceur ? Tu saurais te retenir ? » Finit-elle par lâcher, élargissant ses yeux d’un bleu marin ; foncé. Non car excuse-moi ; mais ces yeux sont tous sauf ceux d’un agneau paisible et vierge ; au tantôt effarouché. Hinhin — elle aimait bien ça, à vrai dire.
N’avait rien à faire de ce qu’il pouvait bien penser d’elle — et peut-être cela l’agaçait-elle un peu ; de ne pas réussir à desceller les pensées de son partenaire. Ou acolyte, qu’on le nomme comme il le souhaite. Elle n’en avait réelle cure ; à cet instant il n’y avait que la chaleur de deux corps prolongées et agrandies par les tensions et jouxtes verbales.
Elle en aurait presque ramené un genou en l’air ; juste pour voir — si c’était bien réel. Mais s’était abstenue — Ô ironie. Une main s’était redressée ; dans ce casse-tête de membres entrelacés.
Et étrangement ; Emiko ne savait pas où la poser.
Il y avait trop d’endroits — trop de possibilité. Aussi aurait-elle joué avec le torse du mâle ; posé ses lèvres contre sa nuque — mais tout aurait été bien trop facile. Comme une récompense — était-elle une prostituée ?
Elle ne pensait pas ; n’espérait pas.
Son doigt vint trouver lèvres de l’individu à la crinière retour de baise. Cela lui arrivait-il souvent ou était-ce sa coiffure habituelle ? Se coiffait-il seulement ? Son pouce rejoignant ; quoique remplaçant son index — qui alla se perdre avec le reste de la main sur la mâchoire ; elle parcouru les lips charnelles. Hinhin — bon matériel ; bonne qualité.
Elle en aurait presque envie de l’essayer.
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Léfened

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MessageSujet: Re: Des mots cons en tête   Lun 30 Juin - 22:50



Wesh, elle me prend pour qui là ? D’où elle doute de mes capacités ? Aux paroles de la brune ses yeux s’étrécissent sous le coup du mécontentement. Il en serait presque vexé. Mais c’est plutôt l’allure défiante de la phrase que son cerveau a intégrée. Alors, ce qui règne dans son regard c’est cette lueur de défi, qui demande toujours plus. Une lueur aussi brûlante que son corps. Parce que c’est un jeu où il a l’habitude de dominer, et avoir du répondant c’est toujours plus intéressant.
Il sent les doigts qui parcourent ses lèvres, autant une tentation qu’un frein à ses actions. Matt ne bouge pas, ne bouge plus. Il est simplement là, immobile, regardant Emiko. Et puis dans un murmure, à peine un souffle, il lâche finalement :

« Et toi ? »

Quand on parle de résistance, combien de temps tu tiendrais ? Son visage se fait impassible, son regard provocant. Car après tout si leurs corps sont si proches c’est parce qu’elle a précipitée les choses. Lui n’est que la victime de ce plan machiavélique n’est-ce pas ? Non, ce n’est pas crédible. Pas avec ce mâle qui a toujours faim et qui voudrait bien goûter aux lèvres d’Ironie sur lesquelles son regard s’égare parfois.
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Ironie

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MessageSujet: Re: Des mots cons en tête   Mer 16 Juil - 15:38



« Il y avait eu un souffle, deux syllabes provocantes, quasi inquisitrices frappant l’air et brûlant la peau d’Ironie. Hinhin ; ça t’intéresse ? Avait-elle failli répliquer, avant de créer une intimité plus avancée encore que leur deux corps s’effleurant. « Moi ? » S’était-elle alors contentée de demander, l'oeil tout aussi innocent que félin. « Je suis plutôt bonne quand il s’agit d’endurance. » N’est-ce pas ? Sourire – elle le dévisage ; humidifiant de la langue ses lèvres un peu trop sèches. « Les courses effrénées, enfin ce genre de choses ; tu comprends ? Ce n’est pas comme si j’avais peur du contact. Ou de me retrouver trempée, hm. » Oui, bon. Ils avaient compris, non ? Répressant un ricanement soudain ; la brune dévisagea l’animal qui lui semblait brûlant. L’effort ça use tu comprends ? Hrm. Un peu plus et elle en ronronnait de plaisir ; enfin, les chats n’étaient pas réputés pour leur patience. « Pourquoi, tu voudrais tester ? » Énième esquisse ; sans doute plus sauvage qu’auparavant – peut-être était le préliminaire capillaire de son partenaire qui la poussait plus facilement à bout.
Evidemment.
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Léfened

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MessageSujet: Re: Des mots cons en tête   Dim 20 Juil - 0:32

Il y avait deux corps rapprochés dans l'obscurité de la nuit. Deux silhouettes entremêlées sous la lumière blafarde de la lune. Reliés par une mission, à laquelle, il faut l'avouer, ils ne prêtent plus vraiment attention. Cependant peut-être y-a-t'il toujours dans l'esprit de Matt un instinct qui lui dicte de garder ses doigts de la main gauche serrés autour de son flingue plutôt que de les laisser se balader à leur guise là où il en a l'envie. Et il n'y a qu'à suivre son regard pour savoir où. Ces iris gris qui voguent, nonchalants, parcourent les lignes du visage de la brune, défiants. Reflétant à cet instant, l'anarchie de ses pensées. Les mots d'Emiko s'envolent dans le silence presque tendu. Et lui, ça le fait sourire, toutes ces allusions. Il en devient affamé, l'animal, particulièrement lorsque le ton provocant de la dernière question résonne à ses oreilles. Ses yeux s'allument d'une lueur sauvage. Parce que j'pourrais? Enfin c'est pas comme s'il avait demandé l'autorisation, pour sa main qui se balade toujours sensuellement sur la cuisse de sa partenaire. Maintenant, il n'a qu'une obsession, faire tomber l'Ironie dans le jeu de la séduction. Mais c'est en faisant abstraction de la mission. Car, à peine s'est-il penché pour effleurer les lèvres d'Emiko, qu'il entend le grésillement familier dans son oreillette. Encore ce Dave? Il fait grave iech ce con. Il laisse échappé un murmure "J'te laisse lui répondre.", avant de soupirer et de s'écarter. Le brutal retour à la réalité n'est pas franchement pour plaire au jeune homme, mais il garde son soupir comme seule expression de sa colère, se relève. S'éloigne de la brune.
Reviendra sûrement.
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